Le brave pot-au-feu de l’année

C’est un plat étrange le pot-au-feu, on fantasme dessus durant toutes les saisons où il est difficile d’en manger, on se dit qu’on en fera plein en hiver et chaque année on se lâche méchamment sur le premier de la saison et, finalement, on n’en refait plus de l’hiver.

Celui que je vais vous conter n’a rien d’original.

Le brave pot-au-feu de l'année

Un week-end chez mes parents, Nathalie, Odette et Franck en prime de plaisir pour le samedi soir, je n’ai pas encore fait de pot-au-feu cette saison, le choix du plat principal n’a pas pris plus d’une minute. Et, de ce pas, je commandais à Serge un peu de plat de côte, deux kilos de jarret et une belle langue, ceci pour le bœuf et, afin d’être certain qu’aucun affamé ne quitte la table, je lui ai fait ajouter un jarret de veau entier.

Quatre heures avant de lancer la cuisson j’ai mis la langue à dégorger dans un bon bain d’eau salée. Dans une assez grande marmite remplie à moitié d’eau (environ sept litres) j’ai mis un bouquet garni (vert de poireau, thym, laurier, persil), un oignon épluché piqué d’un clou de girofle, un verre à moutarde de muscat, un demi-verre à moutarde de Balvenie, une grosse poignée de sel et le morceau de plat de côte. Une fois tout ceci à ébullition j’ai ajouté la langue égouttée et le jarret de bœuf et une heure après le jarret de veau entier sur son os.

Deux heures après (environ une heure avant de servir) on ajoute un poireau par personne liés en bouquet, trois panais, une carotte par personne, un navet par personne et une demi-heure plus tard deux patates par personne jusqu’à cuisson d’icelles (environ une demi-heure).

Mettre les légumes dans un plat de service, éplucher et couper la langue en tranche, ainsi que les autres viandes, les mettre dans un autre plat de service, accompagner de moutarde à l’ancienne, gros sel, cornichons et chutneys.

C’était excellent, que l’on ne me parle plus de pot-au-feu avant juin prochain, ce sera trop tard et il faudra [im]patiemment attendre novembre ou décembre pour un faire un. L’histoire bégaie, 2017 risque de nous en donner la preuve…

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